Financement & private equity
LoI, due diligence, SPA, garanties d'actif et de passif, conditions suspensives, closing : les étapes clés pour acquérir une société suisse depuis la France, avec les spécificités du droit suisse à anticiper.
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LoI, due diligence, SPA, garanties d'actif et de passif, conditions suspensives, closing : les étapes clés pour acquérir une société suisse depuis la France, avec les spécificités du droit suisse à anticiper.
Les acquisitions de sociétés suisses par des groupes français sont nombreuses : industrie, services, santé, tech, finance. Le marché suisse offre des cibles bien gérées, des actifs technologiques de qualité et un accès privilégié à certains marchés européens et internationaux.
Pour autant, une acquisition transfrontalière franco-suisse ne s'improvise pas. Elle combine les exigences du droit des sociétés suisse (Code des obligations), du droit français côté acquéreur, et des conventions bilatérales fiscales et juridiques. Ce guide déroule les étapes clés d'une opération réussie.
Avant d'engager des moyens importants, les parties signent généralement deux documents structurants :
La due diligence suisse couvre les mêmes champs que la due diligence française (juridique, fiscale, sociale, environnementale, comptable) mais avec quelques spécificités à anticiper.
Le SPA est le document clé de l'opération. En droit suisse, il relève de la liberté contractuelle du Code des obligations, ce qui laisse une grande marge de négociation aux parties.
Le droit suisse n'admet pas le même standard que le droit français sur la responsabilité précontractuelle. Les obligations d'information du vendeur doivent être très clairement formalisées dans le contrat, faute de quoi l'acquéreur peut se retrouver démuni en cas de découverte d'un passif caché.
Le closing intervient après la réalisation des conditions suspensives. Il consiste en :
L'intégration d'une cible suisse dans un groupe français soulève des questions juridiques spécifiques : mise en place de conventions intra-groupes, harmonisation des pratiques RH (notamment sur les contrats et la prévoyance), gestion des dirigeants (administrateurs résidents, permis de travail), et structuration fiscale du groupe.
Une acquisition franco-suisse réussie suppose une parfaite coordination juridique entre les deux ordres. Trop souvent, les acquéreurs français transposent des clauses françaises dans un SPA suisse, avec des effets parfois inattendus en cas de litige. La double compétence franco-suisse permet d'éviter ces écueils et de calibrer la documentation aux deux ordres juridiques.
Le cabinet accompagne régulièrement des groupes français sur l'acquisition de cibles suisses, de la LoI au closing et à l'intégration. Contactez-nous pour discuter de votre projet d'acquisition.